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Conférence de Christine SCHUHL « Prévenir les douces violences dans les pratiques professionnelles »

novembre 30th, 2014
Daniele

Christine Schuhl est éducatrice de jeunes enfants, diplômée en sciences de l’éducation. Elle est formatrice depuis de nombreuses années et conseillère pédagogique depuis plus de 3 ans dans plusieurs établissements.

Rédactrice en chef de la revue Les métiers de la petite enfance, chez Elsevier Masson, elle anime et coordonne des journées petite enfance sur toute la France.

Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages édités à la Chronique Sociale.

photo douce violence

 

Mercredi 26 novembre 2014, à la salle de conférence de l’Hôtel de Ville de Paris, s’est déroulé la conférence de Christine SCHUHL

« Prévenir les douces violences dans les pratiques professionnelles »

En voici le résumé présenté par l’auteure.

 

-I-La « douce violence »dans les pratiques professionnelles

La douce violence trouve sa source au cœur même d’un quotidien institutionnel, apparemment pensé autour de l’enfant.

Définitions : ce n’est pas de la maltraitance, pas non plus de l’abus.

Ce sont des négligences des professionnels, dans leurs pratiques où la volonté et le confort de l’adulte prennent le dessus sur celui de l’enfant.

Ce sont des instants où le professionnel n’est plus dans la relation à l’enfant.

Où il « se laisse emporter » par un geste brusque, un jugement, un a priori, une étiquette…

Sans préméditation, inconscients, ces gestes, ces paroles, ces regards, de manière répétée, s’inscriront dans le patrimoine affectif de l’enfant.

-C’est pourquoi il est important de les repérer-

 

-II-Comment reconnaît-on qu’on est en présence de douces violences ?

-tout ce qui choque, interpelle…doit nous alerter.

-se demander si cela a un sens (s’il comprend le but), un intérêt pour l’enfant.

-et quand je fais vivre à l’enfant, ce que je n’aimerais pas :

qu’on me fasse

ou qu’on fasse à un enfant de ma famille.

 

-III-Facteurs déclenchants : les conditions institutionnelles

-avec tout être dépendant (enfant, malade, personne âgée…).

-par « confort » de l’adulte (c’est l’adulte qui compte avant l’enfant).

 

dans toute situation non maîtrisée, non expliquée à l’enfant (paroles, émotions exprimées trop fortement au dessus de sa tête, changement non expliqué à l’enfant, préparé…).

Ainsi -les jugements sur les enfants, leur famille…sur les collègues et devant les enfants !

-dans le sur attachement d’un enfant à un adulte (genre « chouchou ») et sans relais de l’équipe, pour sortir le « chouchou » de sa situation…et les autres enfants de celle des« non préférés ».

-dans les surnoms incessants et nombreux pour un même enfant (ma puce, mon cœur, mon bouchon…).

C’est à la fois une appropriation d’un enfant qui n’est pas le nôtre (manque de professionnalisme) ;

C’est nier que l’enfant est une personne, en pleine découverte de lui-même et de son identité, défini par son prénom.

C’est aussi exclure celui qui n’en a pas.

Où est la cohérence pour un enfant de s’entendre surnommer toute la journée ?

-dans l’organisation chaotique, mal pensée, non anticipée (sans concilier respect du rythme de l’enfant et respect de l’organisation de la structure ou du groupe).

-par manque de repères dans l’espace, dans le temps, avec le personnel ~ ce manque de rituel ne répond pas à l’angoisse possible de l’enfant, lors des changements de personnes, de lieux, d’activité.

Par exemple : quand il y a peu de continuité de soin par un seul adulte (l’un donne les légumes, l’autre le dessert, un autre va le changer; le personnel du ménage qui vient surveiller pendant les réunions… un étranger au service qui intervient soudainement…).

-de même, dans les transitions non pensées et non anticipées par l’équipe (entre deux activités).

-lors des allées et venues incessantes des adultes : de la Direction, des services ménage et cuisine, ou tout autre personne étrangère au groupe. Ceci sans discrétion, au mauvais moment, à la mauvaise personne… L’urgence pour l’un, n’est pas la même pour l’autre.

– Quand la Direction, comptée dans un service, est sans arrêt dérangée par le téléphone, les parents, les urgences (surtout le soir, quand les enfants sont fatigués de leur journée et voient les autres partir).

C’est aussi dans ces cas là, que nous pouvons constater des pleurs, de l’agressivité…

-par manque de cohérence éducative (consignes, interdits divergents d’un jour à l’autre, d’une personne à l’autre).

-ceci souvent par manque de réunions, pour conduire un même projet pédagogique, régler des conflits ; ou par manque de stages pour prendre du recul.

-dans la routine, le systématique, le travail à la chaîne, un trop grand nombre d’enfants…

-les fragilités de l’encadrement.

-un malaise au sein de l’équipe par manque de reconnaissance, de moyens, de temps, de confiance…

-les failles de l’aménagement de l’espace.

-Quand l’adulte presse l’enfant : « dépêche » toi !

l’activisme (emploi du temps trop chargé, sans pause pour l’enfant), est dangereux, car c’est du temps pris sur celui consacré individuellement à l’enfant. L’activisme permet à l’adulte qui le pratique, de montrer ce qu’il sait faire. C’est alors que l’enfant ne maîtrise pas son activité, voir son ennui si constructeur (réflexion, repos, rêveries…). Il devient un simple exécutant.

Il est reconnu qu’un enfant « victime » d’activisme peut sombrer plus tard dans la dépression. Il n’a pas appris à gérer son temps… à rêver…

l’immobilisme : qui est une absence d’évolution avec :

-des journées hyper structurées, sans place pour l’imprévu, la nouveauté.

-des projets n’aboutissant pas. Pas de consensus.

-ou pas de projet du tout

quand l’adaptation des enfants, à tout changement, est banalisée, mal préparée.

-quand l’enfant s’ennuie~pas assez de jeux différents pour avoir le choix ; pas de jeux adaptés ou les mêmes toute une matinée ; pas de centre d’intérêt ; quand l’adulte est passif et ne joue pas avec l’enfant ~. Cet ennui peut engendrer des pleurs, de l’agressivité…

-dans le « faux » libre choix (tronqué) : qui est, en fait, une décision de l’adulte.

-l’enfant peut lui-même être déclencheur par son comportement, qui exténue l’équipe (morsures à répétition, cris, pleurs, colères…).

L’enfant, qui a du mal à accepter la collectivité, les règles, les frustrations, peut nous mener au bout de nos limites.

°l’adulte dit non plusieurs fois, explique. A bout, il punit ; il assoit l’enfant brusquement à coté de lui…et dit souvent : « réfléchis » (à quoi ?).

°Ou le contraint dans un baby-relax….

°ou il le met au coin : l’enfant humilié est nié. Ni lui, ni les autres ne comprennent. Il n’existe plus face au mur (alors qu’il est en train d’apprendre qui il est !). Cela n’a pas de sens pour lui.

°les autres enfants reproduisent les gestes, les intonations, voir les mots de l’adulte, à l’encontre de l’enfant puni. Il peut y avoir une montée d’agressivité ou de peurs.

°or l’adulte est le modèle de l’enfant. Il ne peut pas leur interdire ce qu’il fait lui-même !

Il n’y a pas de cohérence.

°Il en va de même si l’adulte remord ou tape un enfant.

LA REGLE EST LA MEME POUR TOUS !

-A l’inverse, il y a l’enfant trop discret, que l’adulte oublie dans la tourmente de la collectivité.

-FORCER un enfant à goûter, à manger, redonner le repas de midi au goûter… peuvent renforcer l’opposition de l’enfant, son dégoût. Le repas ne doit pas être un lieu de bataille. Beaucoup de bébés n’aiment pas la nouveauté ; ont peur. Les déviances possibles sont la boulimie, l’anorexie…

mettre la bavette sur la table et l’assiette dessus : emprisonne l’enfant et le contraint, l’empêche de se retourner sous prétexte de recueillir ce qui tombe ! Plutôt se demander si l’enfant est bien placé, intéressé ou prêt pour cette activité… De plus, quand l’assiette tombe, il est disputé !

Forcer à ranger, à faire une activité…

-Alors que mentalement, l’enfant est dans le présent,  il  est absurde de préparer pendant un long moment (au détriment du quotidien), les cadeaux des fêtes… sans penser au sens que cela représente pour lui.

Or le but est de  faire plaisir aux parents. Si tel est le cas, redéfinir la prise en charge et coller le plus possible avec la perception de l’enfant, son rythme.

 

IV-Répercussions sur l’enfant :

Ces violences d’insécurité affective peuvent avoir des conséquences négatives sur le comportement et la personnalité de l’enfant.

Il a besoin d’être reconnu et entendu pour exister, se sentir exister.

Les 3 premières années sont les fondations de sa personnalité. Il va prendre conscience de sa propre identité.

Les « douces violences » fragilisent l’élaboration de la confiance en soi, de l’estime de soi ; parasite le développement de l’enfant.

C’est un frein pour se sentir autonome, trouver sa place dans le collectif.

 

Les « douces violences » sont explicables, pas excusables.

 

V- Marges de progrès:

Il est parfois difficile de repérer les « douces violences » dans sa pratique quotidienne.

Parfois, elles sont verbalisées ; mais il faut pouvoir s’y arrêter en « corrigeant » sa conduite, ses mots…

Même si la remise en question est difficile, nous avons aussi plusieurs moyens :

Reformuler à l’enfant

Anticiper l’organisation

Le regard des stagiaires, des étrangers à la structure

Les réunions

Il faut oser se le dire d’une personne à l’autre, sans jugement ; quitte à en reparler plus tard.

Le tout est de recentrer l’Enfant dans nos préoccupations, dans le projet pédagogique.

 

 

Bibliographie

Aux Editions La Chronique Sociale :

– Vivre en crèche, remédier aux douces violences. 2004

– Réaliser un projet accueil petite enfance. 2005

– Repérer et éviter les douces violences dans l’anodin du quotidien.

(dessins de Denis Dugas). 2007

– Remédier aux douces violences, outils et expériences en petite enfance. 2011

– Créer et rêver avec le tout petit. 2013

 

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